

abbaye de Saint-Benoît-du-Lac, fondée en 1912, compte une cinquantaine de moines qui vivent selon la règle monastique rédigée par saint Benoît, d’où leur nom de «Bénédictins». Retirés du monde, ils cherchent Dieu dans l’office liturgique, dans l’oraison nourrie par la méditation de l’Ecriture et dans le travail quotidien, en communauté et sous la direction paternelle d’un abbé. |
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es instituts intégralement ordonnés à la contemplation, en sorte que leurs membres vaquent uniquement aux choses de Dieu dans la solitude et le silence, dans la prière assidue et une joyeuse pénitence, conservent toujours, si urgente que soit la nécessité d’un apostolat actif, une place de choix dans le Corps mystique du Christ dont «les membres n’ont pas tous la même fonction» (Romains 12, 4).
Vatican II, décret Perfectæ caritatis
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isparue de France depuis la Révolution, la vie bénédictine y refleurit en 1833 par les soins de Dom Prosper Guéranger. Homme doué d’une foi profonde et d’un sens aigu des besoins de l’Église, il entreprend, avec le secours de Dieu, la restauration de la vie monastique dans l’ancien prieuré Saint-Pierre de Solesmes. Ayant regroupé de nombreux disciples, il peut, dès 1853, redonner vie à l’antique abbaye de Ligugé qui, à son tour, restaure l’abbaye de Saint-Wandrille en Normandie dont est issue l’abbaye de Saint-Benoît-du-Lac. |
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n 1901, une loi civile anticléricale force les bénédictins de France à l’exil. Les moines de Saint-Wandrille, ayant trouvé un refuge précaire en Belgique, songent à s’établir au Canada. En 1912, le Père Dom Paul Vannier y est donc envoyé avec mission de préparer une place à la communauté. Avec l’approbation de l’évêque de Sherbrooke, il se porte acquéreur d’une ferme aux abords du lac Memphrémagog.
Quelques postulants se présentent, et cinq moines français sont envoyés en renfort peu de temps avant la guerre, durant laquelle la petite communauté de Saint-Benoît-du-Lac reste isolée de son abbaye fondatrice. Le 30 novembre 1914, le Père Vannier se noie dans le lac, alors qu’il se rend à Magog en embarcation à moteur. La situation devient critique pour la jeune fondation et, à la fin de la guerre, l’abbaye-mère décide de mettre fin à l’expérience. Mais, pour demander le maintien de la fondation, Saint-Benoît-du-Lac envoie deux religieux en Europe qui, finalement, rentrent au pays avec une réponse favorable. La communauté de Saint-Wandrille, ayant pu quitter la Belgique et regagner la France, ne viendra jamais s’établir au Canada.
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est sous le priorat de Dom Léonce Crenier, de 1931 à 1944, que l’oeuvre monastique croît à tous les points de vue et prend son essor définitif.
En 1935, la fondation de Saint-Benoît-du-Lac est élevée au rang de prieuré conventuel, c’est-à-dire de maison autonome. Puis, en 1938, on décide de construire un monastère. Dom Paul Bellot, moine de l’abbaye de Solesmes et architecte réputé, accepte l’invitation de tracer les plans du nouvel édifice. Les bâtiments sont bénits le 11 juillet 1941.
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n 1944, Dom Georges Mercure est élu prieur, et devient le premier supérieur canadien.
Le chant liturgique bénéficie de sa sollicitude; il s’occupe également des études et de l’affermissement de l’esprit monastique. |
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