ORGUE DE SAINT-BENOÎT-DU-LAC a été construit selon des principes classiques en facture d'orgue. C'est pourquoi, après plusieurs siècles, ces principes sont encore utilisés et appréciés.
L’orgue fonctionne grâce à un système à "traction mécanique". Dans ce système, le lien entre les touches et les soupapes des tuyaux est purement mécanique, ce qui permet à l’organiste de contrôler avec précision le son que produisent les tuyaux.

Quand on actionne un des "tirants", on déplace une mince plaque de bois, appelée registre, placée horizontalement sous un jeu de l'orgue. Le registre est troué de façon à laisser passer l'air dans chaque tuyau du jeu. Le lien entre les tirants et les registres est électrique, ce qui permet l'utilisation d'appareils électroniques tels que le combinateur et le séquenceur.

Grâce à ces dispositifs, l'organiste peut enregistrer à l'avance une multitude de combinaisons différentes de jeux ou registrations. Il accède à ces combinaisons préenregistrées à l'aide de boutons situés sous chacun des claviers et au-dessus du pédalier. Deux panneaux, placés au bas du lutrin servent au contrôle électronique

L’instrument, qui pèse plus de huit tonnes et compte
2 692 tuyaux, est composé de quatre "divisions" :

le HAUPTWERK (GRAND-ORGUE),
le POSITIV (POSITIF),
le SCHWELLWERK (RECIT),
le PEDALWERK (PEDALE).

Ces quatre divisions totalisent 42 jeux, contrôlés par des tirants placés de chaque côté des trois claviers.