obéissance et le silence ne sont que des manifestations de l’humilité. Vertu importante dans la physionomie spirituelle du moine, Benoît y consacre un long chapitre. Il compare notre vie en ce monde à une échelle que le Seigneur élève jusqu’au ciel si notre cœur s’humilie.
Le moine ayant donc monté tous ces degrés d’humilité (saint Benoît en compte 12), parviendra bientôt à la charité de Dieu. C’est ce que le Seigneur daignera faire paraître, grâce au Saint-Esprit, dans son serviteur purifié de ses vices et de ses péchés.

Règle de saint Benoît, chapitre 7




n premier lieu, aimer le Seigneur Dieu de tout son cœur,
de toute son âme, de toute sa force.
Ensuite le prochain comme soi-même.
Honorer tous les hommes.
Ne pas faire à autrui ce qu’on ne veut pas qu’on nous fasse.
Se renoncer soi-même pour suivre le Christ.
Aimer le jeûne.
Vêtir celui qui est nu.
Consoler les affligés.
Ne rien préférer à l’amour du Christ.
Ne pas satisfaire sa colère.
Ne pas se départir de la charité.
Dire la vérité de cœur comme de bouche.
Mettre en Dieu son espérance.
Désirer la vie éternelle de toute l’ardeur de son âme.
Entendre volontiers les lectures saintes.
S’adonner fréquemment à la prière.
Accomplir chaque jour par ses œuvres les préceptes de Dieu.
Aimer la chasteté.
Fuir l’arrogance.
Après un désaccord, faire la paix avant le coucher du soleil.
Ne jamais désespérer de la miséricorde de Dieu.


Règle de saint Benoît, chapitre 4


 


 

 
coute... ouvre l’oreille de ton cœur.” C’est par ces mots que Benoît commence sa Règle. Par l’obéissance active et responsable, le disciple réalise la parole entendue. De même que la désobéissance éloigne de Dieu, nous dit Benoît, l’obéissance l’en rapproche. Elle est une réponse aimante à Dieu. Le moine obéit à son abbé parce qu’il veut imiter le Christ qui est venu faire la volonté de son Père. Dans un monastère, l’obéissance n’est pas seulement témoignée à l’abbé, mais aussi aux frères.
Il faut que les disciples rendent obéissance de bon cœur, car Dieu aime celui qui donne avec joie.

Règle de saint Benoît, chapitre 5

 


 

a solitude et le silence sont les conditions de l’écoute, et saint Benoît y attache une grande importance. Le monastère est maison de silence et de paix. L’atmosphère de silence qui y règne favorise le recueillement et le dialogue intime du moine avec Dieu. Le silence est un chemin de liberté intérieure. Il est le signe d'une plénitude d'amour.

 

La parole a toutefois sa juste place au monastère. Le travail et l’accueil la rendent parfois nécessaire. De plus, dans le but de favoriser l’esprit de famille et de procurer à chacun une détente convenable, chaque jour, après le repas, les moines prennent quelques moments de détente et de conversation en commun.